Les 4 Patagons

Présentation :



Du 4 novembre au 18 décembre Jean Paul, Michel, Jean et Jean Claude vont parcourir la Patagonie chilienne, puis argentine, de Puerto Montt à Punta Arenas. Le parcours se fera en totale autonomie, matériel et nourriture transportés sur les vélos.

jeudi 9 décembre 2010

Vent d'enfer.....enfer des Patagons



Au depart de El Calafate nous nous fixons 3 jours pour atteindre Cerro Castillo, retour au Chili, base de départ pour aller voir les Torres del Payne.
Le premier jour le vent nous est relativement favorable mais nous nous arrêtons avant de changer de direction car le vent violent nous devient défavorable. Nous dormons dans un hangar de l'Équipement argentin, bercés par le bruit des portes qui s'entrechoquent.
Le lendemain lever à 5h avec l'espoir d'un vent moins fort. Or il est très fort mais de trois quart arrière, tout va bien !L'après midi est très dur, nous faisons 10 km et nous nous arrêtons pour camper derrière des arbres qui nous protègent.La nuit sera habitée en permanence par le sifflement lancinant du vent qui fait clapoter nos tentes.
Il ne nous reste plus que 38km pour arriver à Cerro Castillo et nous sommes confiants. Pourtant, nous allons vivre notre deuxième journée d'enfer.On nous l'avait dit, nous l'avions lu, le vent patagonien est terrible...mais nous ne l'imaginions pas à ce point.Sur la route il nous arrive de faire des demi tours incontrôlés, d'aller complètement à gauche alors que nous n'entendons pas les voitures qui arrivent de l'arrière, je fais 3 chutes sans gravité, dont une sur la route. Après le repas, Jean Paul et moi décidons de renoncer pour faire du stop, Jean et Michel continuent. Un campesino très sympathique nous prend dans sa camionetta et nous dépose 20km plus loin, 6km avant le poste de douane argentin. C'est là que nous allons vivre l'incroyable, pas question de rouler, nous poussons le vélo qui se comporte comme un taureau presque impossible à maitriser, embardées dans les champs, vélos renversés, nous arrivons épuisés et inquiets pour Jean et Michel, même si nous connaissons leur résistance hors pair ! Nous les attendons 3h au poste de douane et, lorsqu'ils apparaissent, nous sommes doublement rassurés: ils sont là et roulent assez facilement là où nous avions tant peiné, en réalité le vent s'était assagi.Leur récit fût assez édifiant, 7km à pousser le vélo en le roulant dans un fossé pour diminuer la prise au vent, une rupture de chaîne pour Michel, 12km faits en trop pour erreur de route....Le vent de Patagonie nous rend très humbles .
Finalement nous avons franchi tous ensemble les 7km qui nous restaient dans un vent contraire, un peu assagi, et sommes arrivés à Cerro Castillo vers 19h où nous avons dégusté un bon repas avant de monter notre tente pour une nuit encore bercée par la tempête, presque une amie maintenant.

jeudi 2 décembre 2010

los 4 patagones en el viento



Au revoir le Fitz Roy ,et nous roulons vers le Perito Moreno a travers la Meseta del viento.
Parti de El Chalten mardi a 9h30 avec un tres fort vent arriere,et sur une route parfaite, nous avons fait une pointe stupefiante de 75km-h et a midi nous avions parcouru 90km, c etait l euphorie !
Apres la pause ravitaillement nous avons vire a droite et , catastrophe, nous avons fait des pointes a 5km-h et nous avons fait 2okm en 2h30 pour arriver a l estancia Luz Divina. Nous avons ete accueillis par el senor Torrens d origine basque qui a mis a notre disposition sa cuisiiniere a bois particulierement bienvenue.
Mercredi nous etions toujours dans le vent violent. De travers le matin il est devenu pleine face. l apres midi.Totu au long du Lac Argentino, d un bleu magnifique et avec quelques icebergs, la solidarite de l equipe nous a permis de l affronter avec efficacite, par des relais nombreux et appuye, les 3okm qui nous separaient de El Calafate realises en 6h.
Demain nous serons au Perito Moreno.

Le comite de redaction compose de los tres hermanos avec la benediction du frere Jean.


lundi 29 novembre 2010

Au pied du Fitz Roy




Il est bien derrière nous mais vous le voyez mieux sur la photo sans nous, c'est le plus haut.
Sur un prochain message on mettra un panoramique qui rend mieux compte du site.

dimanche 28 novembre 2010

Bonjour l'Argentine!





Ce message est bien sur a destination des ami(e)s qui suivent le blog mais aussi de nos compagnes car nous n'avons aucune possibilité de téléphoner, ni de retirer de l'argent d'ailleurs !
Nous voici arrivés à El Chalten, au pied de l'imposant Fitz Roy ( voir photo ) dont nous irons chatouiller les pieds demain dès 6h. Les deux jours pour y arriver ont été épiques.
Hier nous avons fait 22 km, en poussant les vélos dans les cailloux sur 4km puis au passage de la frontière ce fut carrément dans le caca ( la pelle à caca de Jean ne nous a été d'aucun secours !): Boue, rivières avec ponts cassés ou approximatifs, racines, chemin transformé en tranchée, 2 déchargements de sacoches( voir photo) .....heureusement que l'équipe est solide et solidaire ( je ne parle pas des jurons proférés par Jean ). Enfin à 18h nous avons pu prendre in extremis la "barcaza" pour traverser la Laguna del désierto, après un deuxième contrôle tatillon de la douane.
Aujourd'hui nous avons fait 37km avec un vent hyper favorable qui, parfois nous faisait monter les côtes à l'insu de notre plein gré!
Nous avons ajouté une photo panoramique prise par Jean lors d'une ascencion qu'il a faite au dessus de O'Higgins ( voir message O'Higgins ).

vendredi 26 novembre 2010

et la faune qu en est il ?






Comme partout, ici, la faune est tres variée.
Au cours de nos très nombreux bivouacs, au bord des torrents, nos compagnons les plus fidèles sont les moustiques. En conséquence, nous avons eu une conversation de très haute tenue, sur l'utilité de ces nombreuses populations.Apres échanges d'arguments tout à fait recevables et souvent contradictoires, nous avons convenu et decrété, à une très courte majorité, que ces créatures devaient avoir une grande utilite mais surtout chez les autres....
Pendant les 15 premiers jours, nous avons eu la compagnie quasi permanente d oiseaux emblèmatiques du chili, les BANDURRIAS, ils ont un bec semblable à celui des ibis et poussaient des cris de rassemblement sur notre passage, ils voyaient bien que nous étions des étrangers.
Au cours de nombreuses nuits, nous beneficions gracieusememt d'aboiements de chiens, plus ou moins errants et cela finit par agacer, ceux qui ont le sommeil le plus fragile.
Mardi, au cours de la descente vertigineuse du denier col de la journée, il etait là, pour nous, rien que pour nous . Au detour d'un lacet il nous attendait , en faisant semblant de brouter de fines herbes. Il a attendu patiemment, que Jean degaine son appareil photo, nous lui avons demandé gentiment, de redresser la tête, ce qu il a fait illico , sans rechigner et voilà , sur cette belle image, le cervidé le plus typique du Chili , le HUEMUL.
Bien entendu la faune du chili ne saurait se résumer à ce condensé, nous sommes au contact permanent, de troupeaux plus ou moins sauvages, de chevaux, bovins, ovins et caprins qui occupent une petite partie de ces paysages, impressionnants par leur immensité.
J'adresse un petit message personnel, aux koalettes, qui peut être parcourent ce blog. soyez rassurées, ici aussi , je passe très souvent pour un clown...
mille excuses pour les accents et la ponctuation mais les claviers chiliens ont leurs petits secrets.





O´Higgins...fin de la carretera austral



Avec un jour d´avance sur notre tableau de marche, nous voilà dans la ville du Libertador O´Higgins, grande figure de la création de l´État chilien.Merci à Daniel pour ses conseils éclairés, qu´íl se rassure,aujourd´hui nous avons pris le temps de faire une petite randonnée au dessus de la ville (voir photo presque aérienne)et, maintenant que nous n´avons plus de contrainte de bateau, nous comptons faire plus de pauses.
La photo de Michel vous donne un apercu de la nature de notre terrain de "jeu" quotidien. En descendant il faut regarder à la fois 1m devant et anticiper sur les 50m suivants sinon c´est la chute assurée.Heureusement les grandes côtes sont derrière nous puisque demain, après la traversée du lac O´Higgins, nous allons passer la frontière argentine. Nous arriverons le lendemain à El Chalten au pied du mythique Fitz Roy dont Jean nous parle tous les jours (première escalade par Lionel Terray en 1956 ).
Il parait quíl fait très froid en France, ici nous voyons tous les jours la neige, sur les sommets, et il fait plutôt doux, mais nous compatissons en regardant les fleurs printanières.